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Histoire et
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Sir Casimir Gzowski
Président ICI, 1889 - 1891
L’Institut canadien des ingénieurs — son histoire
L’Institut canadien des ingénieurs (ICI) qui, à une époque, fut une des associations les plus prestigieuses au pays, tente aujourd’hui, et avec beaucoup de succès, de se tailler à nouveau une place de choix au sein de la communauté scientifique au Canada.
En 1887, lors de sa fondation, à Montréal, en vertu d’une charte royale, l’organisme portait le nom de Société canadienne d’ingénieurs et avait pour mission de faire connaître auprès du public canadien les différentes réalisations en génie et de disséminer l’expertise technique auprès de ses membres.
Un quart de siècle plus tard, le nombre de membres était passé de 300 à 3 000. Si la majorité des membres fondateurs étaient impliqués en génie civil, la Société englobait toutes les disciplines, et des cellules à Québec, à Ottawa, à Toronto, à Winnipeg et à Vancouver regroupaient des ingénieurs de plusieurs disciplines tels que du génie mécanique, électrique, minier et général (civil). Pendant la première guerre mondiale, le nombre de membres exerçant dans ces disciplines a augmenté et leurs activités ont été réparties à la grandeur du pays. En avril 1918, la charte de l’organisme fut amendée par un acte du parlement canadien et on le rebaptisa l’Institut canadien des ingénieurs. L’Institut a pris de l’essor durant les années vingt, est sorti indemne de la Dépression et a consolidé ses acquis pendant la Deuxième Guerre. Au début des années soixante, il comptait 22 000 membres, toutes catégories confondues, et 50 sections. Or, vers le milieu des années soixante, une migration des membres vers les associations provinciales des ingénieurs et les sociétés savantes américaines et canadiennes récemment fondées affaiblit l’influence de la société.
On adopta à l’ICI la création de sociétés
constituantes semi-autonomes qui, comme auparavant, regroupaient des ingénieurs
d’une même discipline. A l’exemple de la société
canadienne du génie chimique, de la société canadienne
des mines et de d’autres sociétés savantes, la Société
canadienne de génie mécanique, fut fondée en 1970,
la Société canadienne de génie civil et la Société
canadienne de géotechnique virent le jour en 1972 et la Société
canadienne de génie électrique fut fondée en 1973.
Les membres de l’ICI qui choisirent de ne pas adhérer à l’une
de ces sociétés devinrent membres d’un groupe général
qui, à la fin des années 80, prit le nom de Société
canadienne de gestion en ingénierie. Les sociétés
étaient désormais entièrement autonomes. Les
règlements internes de l’ICI furent alors modifiés de manière
à ce que l’Institut soit désormais constitué de sociétés
plutôt que de membres individuels. C’est ainsi que l’ICI devint
une fédération de sociétés professionnelles.
Vers la fin des années 80, la Société de génie
électrique a élargi ses fonctions pour englober le génie
informatique, puis, en 1993, elle a fusionné avec la section 7 de
l’IEEE (Institut des ingénieurs électroniciens et électriques)
pour regrouper les ingénieurs canadiens (IEEE Canada). Cette
société a le plus grand nombre de membres au sein de l’ICI.
D’autres sociétés ont adhéré à l’Institut:
en 1998 la Société canadienne de génie chimique, en
1999 la Société canadienne de génie biomédical
et en 2001 la Société nucléaire canadienne.
À l’heure actuelle, les huit sociétés constituantes
représentent plus de 30 000 membres et l’Institut favorise la collaboration
avec les autres sociétés canadiennes.
L’Organisation des membres à vie de l’ICI a été constituée en 1954 et incorporée en 1967 comme organisme sans but lucratif. L’organisme fournit un lieu de rencontre aux ingénieurs retraités de diverses disciplines. Son mandat est de stimuler l’avancement des sciences et de l’ingénierie au Canada et d’en soutenir les projets bénévoles.
Aujourd’hui, les activités de l’ICI sont axées dans le créneau technique incluant la prestation de services aux sociétés constituantes et des mesures visant à bonifier l’adhésion à ces sociétés par la prestation de services à leurs membres. L’ICI est associé avec plusieurs compagnies de génie, nos ‘membres supporteurs’ (voir http://www.eic-ici.ca/francais/tour/members_sus1.html) et aussi avec plusieurs fournisseurs de la formation continue ( voir http://www.eic-ici.ca/francais/cont_ed/pp1.html).
Contributions à écrire l'histoire de l'ingénierie au Canada:
Au cours des années, l’ICI a contribué de diverses manières à écrire l’histoire de l’ingénierie au Canada, notamment par la publication du Engineering Journal, des Transactions de l’ICI et de plusieurs biographies, aujourd’hui épuisées. En outre, l’institut a décerné et continue de décerner des médailles et des souvenirs pour honorer les réalisations techniques et les services professionnels rendus. Au cours des années 1970, il a participé avec le gouvernement fédéral à un programme visant à identifier les sites de patrimoine technique dans tout le Canada. Au début des années 1980, il a parrainé les travaux d’un comité de l’histoire et du patrimoine. En 1987, il a également pris part au centenaire de la profession d’ingénieur et à la sélection des réalisations canadiennes dans le domaine du génie au cours du siècle écoulé.
Secrétariat de l’histoire et des archives:
En 1991, un secrétaire de l’histoire et des archives était nommé et un programme dirigé entrepris pour accroître la senbilisation du public au rôle de l’ingénieur dans le développement du Canada. Des mesures ont été prises pour réunir, conserver et analyser des documents d’archives reflétant les activités de l’ICI et, là où il y en avait, les travaux de ses bureaux régionaux, succursales et comités. Une recherche a été entreprise pour étudier l’évolution globale de l’institut ainsi que le développement d’autres institutions semblables au Canada ainsi que du côté technique de l’ingénierie en général. Les ingénieurs âgés ou retraités ont également été encouragés à présenter des documents autobiographiques. Un certain nombre de documents de travail dans ces domaines ont déjà été publié. L’ICI a, par ailleurs, été le premier organisme à prêter son appui à un comité sur la profession dans son ensemble pour faire des recommandations à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada sur le plan des réalisations dans le domaine de l’ingénierie. Dans le cadre de ce programme, qui se poursuit, l’Organisation des membres à vie et les comités historiques des sociétés membres ont fourni une aide particulièrement précieuse.